Les chats aux États-Unis

Avec plus de 75 millions de chats vivant aux États-Unis, on peut dire que les américains apprécient particulièrement nos petites boules de poils préférées !

Adopter un chat au pays de L’Oncle Sam

 

En 2015, des étudiants créent une application sur le modèle des sites de rencontre pour rencontrer… son futur animal de compagnie. Le projet est, à la base, créé pour les chiens mais on peut facilement imaginer la même idée pour nos félins. Les refuges de tous les États rentrent leurs animaux à l’adoption avec photo et description à l’appui et, à la manière d’un Tinder, les familles cherchent le profil qui les intéresse. On peut ainsi se renseigner sur la race, l’âge… puis ensuite choisir de se déplacer, ou non. Mais comme tous les réseaux sociaux, celui-ci a aussi un hic… ce sont les chiens les plus mignons ou atypiques qui sont le plus choisis et non pas les vieux chiens ou ceux handicapés… Et puis, on dit que c’est avec le premier regard et le premier contact que l’on choisit son animal, pas à partir d’une photo…

Comme l’a fait l’Angleterre, la Californie a décidé de ne plus autoriser les animaleries à acheter puis revendre des animaux nés dans des élevages. Souvent des fermes où le but est de produire le plus pour faire du profit, les animaux y sont élevés dans de mauvaises conditions et même maltraités… L’État a donc décidé d’obliger les animaleries à vendre uniquement des animaux venus de refuges grâce à la loi Pet Rescue and Adoption Act votée en 2017 et entrée en vigueur en 2019.

La santé des chats aux États-Unis

 

Depuis 2019, il est interdit de dégriffer son chat dans l’État de New York. Cette opération consiste en une amputation de la troisième phalange des “doigts” du chat pour éviter que Minou ne griffe tout le mobilier. Mais le chat a besoin de faire ses griffes pour laisser un message sur son passage et marquer son territoire et si vous n’avez pas de griffoir, alors oui ce seront vos meubles qui en pâtiront… Cette loi contre le dégriffage est une grande avancée pour l’État de New York et sa politique pour le bien-être des animaux.

Les États-Unis comportent de nombreuses personnes possédant un animal de compagnie. Et pour ce qui est des soins de leur boule de poils, cela demande un budget. On voit de plus en plus d’américains souscrire à des assurances animales allant de 10 à 75$ par mois. De nombreuses entreprises, comme Google, profitent de cet engouement pour créer des mutuelles pour chiens et chats pour leurs employés.

Une loi très importante…

 

Une loi aussi importante que triste a été créée en 2019. L’histoire commence en 1982 avec la création d’un laboratoire de recherche agricole à Washigton, le laboratoire de Beltsville. Depuis de début des recherches, jusqu’à la fermeture du site, les scientifiques faisaient manger de la viande à des chats pour voir s’ils attrapaient la toxoplasmose, une maladie transmissible à l’Homme. Les chats qui contractaient la maladie et qui en survivaient étaient ensuite euthanasiés alors qu’ils étaient immunisés par la maladie, au même titre que les Hommes avec la varicelle. Le pire : les scientifiques ont acheté des chats et chiens morts, venus d’Asie pour les faire manger à leurs félins de laboratoire, du cannibalisme forcé ! En 2018, une association a mis toute l’affaire au jour et cela a abouti au Kitten Act, une loi interdisant aux laboratoires d’utiliser des chats pour faire des expériences. On espère que cela s’étendra bientôt à d’autres animaux…

Et pour le divorce ?

 

Quand un couple divorce, les animaux sont presque considérés comme des enfants en Californie. En effet, depuis début 2019, les animaux ne sont plus considérés comme des biens mais comme des êtres vivants de cet État. En cas de divorce d’un couple possédant un ou plusieurs animaux, un juge pourra décider qui a la garde et si elle est alternée ou exclusive et tout cela dans l’objectif du bien-être de l’animal.